Samedi 10 novembre 2007
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21:55
Je ne sais pas comment autrement pouvoir me sentir heureuse et libre sans médication. En plus, je suis la ''vedette des dessins'' a l'école. Je ne suis pas plus heureuse. J'en veux a tout le monde et j'ai envie de frapper quiconque souligne que je m'améliore comportementalement. C'est probablement le fait émotif qui casse le lien entre l'apparence calme et le mieux être profond.
Il n'y a que le professeur d'art pour qui je garde au moins un peu d'estime. Il est exceptionnel.
Puis il y a cette histoire parentale que je ne comprends en rien, et je ne peut pas la citer ici. Sauf qu'on se doute... Mes parents ne s'aiment plus, au bout d'une relation sans autre réciprocité que la colère.
ma sponténéité émotionnelle est partie. Si c'est ça être adulte, alors mon Dieu que c'est vachement laid!!! Enfants, nous sommes idiots de rêver de devenir adultes!!!
je vais encore dans cette école d'arrache-estime. Pleins d'élèves marchent comme des zombis malheureux et esclaves de leur destins. je vois cela tous les jours. J'en crêve de ne pas pouvoir m'en sortir. Tant qu'a ne pouvoir rien y faire, il est inutile d'avoir encore ça sous mes yeux. Autant mieux valoir de partir toute de suite. J'ai un peu plus qu'eux autres, dont ce caractère de cul qui me caractérise quand je n'ai pas ce que je veux. Que du délice, mes chers colériques anonymes qui me lisent!!! Je vous garantis... Sauf que maintenant, je suis devenue une sorte de mouton docile, mais un genre que je trouve dégeulassement mou et proche de la lâcheté par dépit; par résignation imposée...
En plus, ce n'est pas supposé être mon destin. A moins que si, et sinon, ô malheur! Autistes et déficients mentaux sont tous des bons a riens. Nous sommes mis dans le même paquet et je n'ai plus de forces, ni de moyens, présentement, pour me révolter face a cette situation que je qualifierait personnellement de TRÈS fâcheuse...
Ma professeure me dit que je ne pourrai etre illustratrice sans mon secondaire cinq et cégep. Mais, ma mère se veut peut etre bonne salvatrice et défensive. Elle me dit de ne pas écouter ce que ces gens disent, genre. En gros, ca veut dire de continuer de souffrir en allant là bas.
Peut etre que je ne suis que plaignarde et que je ne fais que tout rechigner, je ne sais pas. Peut etre aussi que quand il vous arrive quelque chose de malheureux, c'est tellement LOURD qu'on ne voit plus rien de ''beau'' dans la vie. Imaginez quand il s'agit de voir la violence, l'injustice éducative et le manque de compétence pervers d'une mauvaise prise en charge face a une déficience autistique.
Je sais pas, j'èspère ne pas être tout ce dont je m'auto-négativise, ici, et par moments.
Ma vie est un non sens en kaléidoscopes fracturés, parallèle entre sens sensés et non sensés qui composent un non sens chaotique général infernal mental.